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Recommandations

Symposium national — L'inégalité des soins : Fermer la brèche
Session d'élaboration de stratégies

Le dimanche après-midi, les parties prenantes invitées (voir annexe) ont synthétisé l'information présentée au cours de la partie principale du symposium et ont discuté de six grandes questions. Ces questions visaient à dégager des idées sur les étapes à suivre pour atteindre le but d'élaborer, en santé, des politiques et des pratiques qui serviront les Canadiennes et les Canadiens de manière efficace et opportune. Le Dr Pierre Soucie, qui a présidé cette session, a réitéré les objectifs du symposium, soit :

  1. Examiner les faits concernant l'efficacité clinique et celle sur le plan des coûts des interventions en santé, particulièrement celles Auprès des personnes âgées ;
  2. Examiner l'utilisation des soins de santé que font les hommes comparativement aux femmes et les jeunes comparativement aux vieux, ainsi que les traitements qu'ils reçoivent et leur résultat ;
  3. Se pencher sur les raisons des écarts identifiés dans les soins fournis aux personnes âgées comparativement aux personnes plus jeunes et dans les soins offerts aux hommes comparativement aux femmes ;
  4. Se pencher sur les approches possibles pour réduire les écarts, voire les éliminer ;
  5. Se pencher sur l'élaboration de politiques et de pratiques fondées dans les faits qui favoriseront la prestation efficace et économique de soins de haute qualité à tous les Canadiens.

Les personnes représentant les diverses parties prenantes ont été divisées en six groupes et on a donné à chaque groupe des questions à discuter pendant une demi-heure. À la fin de cette séance de remue-méninges, une personne de chaque groupe a présenté les idées avancées par son groupe et un consensus a été dégagé sur ce que serait la prochaine étape. Les questions discutées ont été suivantes :

  1. Comment pouvons-nous promouvoir la responsabilité individuelle, au niveau de la collectivité, en ce qui concerne l'adoption de comportements sains ?
  2. Est-ce que le modèle de santé de la population est le modèle qui convient pour guider les politiques et la prestation des services en santé, ou faudrait-il envisager d'autres modèles ?
  3. Comment nous assurer que l'information atteint les personnes âgées ?
  4. Que peuvent faire les secteurs public et privé pour promouvoir le concept des soins de santé efficaces et sa mise en pratique ? Quelles sont les responsabilités des divers niveaux de gouvernement en matière de prestation de services de santé ? Quel rôle conviendrait-il de faire jouer au secteur privé dans le système de santé canadien ?
  5. Quelles grandes priorités faut-il établir en matière de promotion de la santé, de prévention des maladies, de politique publique de soins de santé et d'éducation et de prestation de services de santé pour atteindre le but d'une prestation équitable de soins de santé ? Quels sont les principaux obstacles ou les principales difficultés qui s'élèvent sur le chemin de la mise en œuvre de ces priorités ?
  6. Les priorités et les obstacles sont-ils semblables dans les différents secteurs de la population âgée au Canada ?

Recommandations et orientations futures

Promouvoir la responsabilité individuelle

Les parties prenantes croient que la responsabilité individuelle d'adopter des comportements sains est un facteur-clé important de la promotion efficace d'une vie active et saine auprès des Canadiens. En outre, il faut que cette responsabilité soit inculquée au plus jeune âge possible pour marquer durablement le comportement individuel et ce jusque dans la vieillesse. Pour promouvoir l'acquisition de cette responsabilité individuelle, les parties prenantes ont avancé les suggestions suivantes :

  1. Établir des mécanismes qui renforcent la responsabilité individuelle au quotidien et d'une manière naturelle. Ces mécanismes interviendront là où les gens travaillent, habitent ou jouent. Ils ne devraient pas être perçus comme la réalisation de la mission d'un organisme ou d'un groupe externe. Nous aurions intérêt à examiner le recours à la socialisation comme agent renforçateur secondaire pour promouvoir la responsabilité individuelle chez tous les Canadiens.
  2. Se pencher sur la création de récompenses pour inciter les personnes à investir dans leur propre santé comme la possibilité d'accumuler des jours santé, jours de congé accordés aux personnes qui prennent moins de congés de maladie.
  3. Développer des modèles de pairs indiqués, soit des personnes avec lesquelles la personne âgée moyenne peut s'identifier. Un exemple de tels modèles nous est donné par le programme des survivants de la Société du cancer. Ce programme met les personnes en contact avec un réseau de survivants du cancer qui partagent leur vécu.
  4. Établir des programmes d'autoefficacité qui se serviront de la socialisation comme agent renforçateur secondaire.
  5. Éduquer les gens au moyen des médias et mieux utiliser les médias. Par exemple, lancer une filière santé pour les personnes âgées ou une filière soins à domicile qui pourra offrir des informations concrètes et utiles sur toute une gamme de sujets allant de la promotion de la santé à la prévention de la maladie et à la gestion des soins et de la douleur.
  6. Étudier l'utilisation de la technologie de pointe, comme Internet, pour créer des réseaux conviviaux d'information sur la santé qui seront conçus en fonction des besoins des personnes âgées. L'information sera autant générale que spécifique, comme un répertoire des services d'approche locaux.
  7. Identifier les modèles de partenariats réussis avec le secteur privé et les étudier. Puis, inciter les personnes indiquées du secteur public à y avoir recours pour concevoir des programmes éducatifs sur la santé et le vieillissement et à les donner.
  8. Intégrer les efforts déployés à tous les niveaux pour promouvoir la responsabilité individuelle en santé, qu'ils soient locaux, régionaux ou nationaux. Aussi, accroître l'intégration de ces activités dans les différentes organisations à chaque niveau.
  9. Faire participer les personnes âgées elles-mêmes à l'identification de ce qui est nécessaire pour promouvoir la responsabilité personnelle de sa propre santé. Trop de programmes d'extension et d'information sont élaborés sans apport des personnes âgées.

Le modèle de la santé de la population

Les parties prenantes ont discuté du rôle du modèle de la santé de la population comme stratégie nationale et de sa pertinence pour les Canadiens pris individuellement.

Les parties prenantes croient qu'il est indiqué que Santé Canada se serve de ce modèle comme cadre pour établir la stratégie nationale en santé, mais pensent que la notion de santé doit être élargie. Les participants ont souligné que le modèle de la santé de la population doit être étendu aux déterminants associés de la santé comme le chômage, le niveau d'instruction, le type de logement et le degré de participation à la société.

Un des grands défauts du modèle de la santé de la population est de ne pas toucher les questions spécifiques à des sous-groupes de la population comme les groupes culturels. Le modèle s'appuie sur une approche fondée dans les faits, les faits étant les statistiques sur la population. Toutefois, les statistiques nationales ne fournissent en ce moment aucune donnée sur les comportements de promotion de la santé des différents groupes culturels, particulièrement sur la maladie, l'issue des soins et l'utilisation des soins de santé. On craint beaucoup que les initiatives en cours et planifiées qui ont été ou seront conçues à l'aide de l'approche de la santé de la population ne soient pas adaptées aux Canadiens qui ne sont pas de tradition nord-américaine.

On ne sait trop quel sens le modèle de la santé de la population a au niveau individuel, si tant est qu'il en ait un. Les parties prenantes croient que le Canadien moyen ne sait pas ce dont il s'agit et pense que ce n'est qu'un concept discuté par les universitaires et les représentants gouvernementaux. Comme le modèle aura des conséquences si profondes sur la façon dont nous comprenons la santé et sur la manière dont nous planifions les services de santé, il est urgent que le modèle soit expliqué aux Canadiens.

Les parties prenantes ont dit craindre que le modèle de la santé de la population ne soit qu'un modèle fédéral. Les provinces et les territoires ne l'ont pas adopté. Pour que le modèle soit viable et définisse vraiment les soins de santé et la promotion de la santé au Canada, il faut qu'il soit adopté et appliqué à tous les niveaux : individuel, municipal, provincial et territorial et fédéral.

Les participants ont fait les suggestions suivantes pour promouvoir le modèle de la santé de la population :

  1. Établir des stratégies de sensibilisation pour faire connaître au Canadien moyen e qu'est le modèle de la santé de la population et comment ce modèle le touche.
  2. Établir des processus pour inciter les personnes âgées à participer à l'identification de mécanismes de promotion du modèle de santé de la population et à leur classement par ordre de priorité.
  3. Établir des mécanismes pour intégrer et coordonner les activités concernant la santé de la population à tous les niveaux du gouvernement.
  4. Élaborer des mécanismes pour inclure les personnes âgées et les secteurs public et privé dans les initiatives de santé de la population.
  5. Explorer les partenariats secteur public-secteur privé pour financer les activités en santé de la population.

La diffusion de l'information

Toute tentative de corriger les lacunes dans les services de santé offerts aux personnes âgées au Canada passe par le partage de l'information. Ce partage de l'information ne s'est habituellement produit qu'au sein d'un étroit secteur organisationnel ou au sein de disciplines universitaires. Il est impératif que l'information sorte de ces cercles restreints et atteigne toutes les parties concernées. Les résultats de recherches et les positions et politiques des gouvernements doivent être traduits en un langage que comprendra le Canadien moyen. Les parties prenantes croient que les concepts ne servent à rien s'ils sont mal compris ou perçus comme hors de propos.

Les participants ont fait les suggestions suivantes pour améliorer la diffusion de l'information aux personnes âgées :

  1. Avoir recours aux organisations de personnes âgées pour atteindre un plus grand nombre de personnes âgées, par exemple pour passer des communiqués d'intérêt public à la radio ou à la télévision.
  2. Employer une approche multimédia, soit publications, radio et télévision, pour communiquer des informations importantes.
  3. Produire des vidéocassettes et des audiocassettes que les gens pourront emprunter à des endroits comme les bibliothèques.
  4. Établir des partenariats avec le secteur privé pour promouvoir des initiatives d'information sur divers sujets en santé ciblant les personnes âgées.
  5. Avoir recours aux organisations des personnes âgées pour livrer l'information sur la santé aux personnes âgées socialement isolées.
  6. Présenter l'information sur des supports adaptés aux personnes âgées souffrant d'incapacités physiques, par exemple écrite en braille ou enregistrée sur audiocassettes.
  7. Créer des sites sur la Toile axés sur les personnes âgées, qui offriront l'information voulue. Cette initiative doit comprendre la mise à la disposition des personnes âgées intéressées d'ordinateurs et d'une formation à l'utilisation d'Internet. Peut-être aussi s'Enquêrir auprès du secteur privé de la possibilité de faire don d'ordinateurs aux groupes de personnes âgées.

Le rôle des secteurs public et privé

Les parties prenantes croient fermement que pour corriger les lacunes dans les soins aux personnes âgées les meilleures approches sont celles qui comprennent l'établissement de partenariats avec les secteurs public et privé et de collaborations étroites avec eux. Ils pensent également que chaque secteur a un rôle spécifique à jouer qui ne devrait être ni confus ni aboli.

Les participants ont suggéré les stratégies suivantes pour améliorer l'efficacité des efforts du secteur public :

  1. Améliorer la communication entre les ministères et les organismes gouvernementaux pour garantir que seuls des messages et des positions cohérentes sont communiqués au public.
  2. Coordonner les efforts de lobbying concernant des sujets communs aux groupes de personnes âgées, aux groupes sans but lucratifs et aux entités de n'importe lequel des trois niveaux de gouvernement, soit municipal, provincial/territorial et fédéral.
  3. Travailler à faire en sorte que le gouvernement ne réduise jamais l'attention qu'il porte aux sujets concernant la santé et les maladies qui touchent le plus les gens qui n'ont pas une voix forte.
  4. Travailler à la protection par le gouvernement des droits à la santé et aussi de l'accès équitable aux soins de santé des groupes défavorisés.
  5. Les participants croient que si la planification des soins de santé doit appartenir au gouvernement, ce dernier ne doit pas avoir le plein contrôle de la fourniture des soins.
  6. Travailler à amener le gouvernement fédéral à inciter de manière proactive les gouvernements provinciaux et territoriaux à financer des initiatives comme « La santé chez les personnes âgées des Premières Nations ».
  7. S'assurer qu'au niveau gouvernemental, les projets financés sont évalués et leurs résultats diffusés comme il se doit.
  8. Appliquer les normes indiquées aux soins relevant des services de santé publics et privés. Ces normes devraient être élaborées avec l'aide d'organisations de réglementation des corps professionnels.

Les participants ont suggéré que les membres du secteur privé sont également des membres de la collectivité et qu'en tant que tels ils devraient assumer les rôles suivants :

  1. En tant que bons citoyens, appuyer des projets comme le symposium de l'ACG sur l'inégalité des soins : Fermer la brèche et les centres pour personnes âgées.
  2. Aider à étudier les déterminants de la santé au moyen de projets comme ICONS.
  3. Aider à créer de bonnes trousses pédagogiques et de bons programmes de sensibilisation.
  4. Avoir recours à leurs compétences s'il y a lieu pour étudier les problèmes en santé. Par exemple, le problème de la polypharmacie pourraient être étudiés par les pharmaciens de la collectivité.

Les obstacles et les priorités

Les obstacles à la fourniture de soins efficaces et équitables aux personnes âgées du Canada vont de l'âgisme aux réalités de la vie dans un pays géographiquement grand et peu peuplé. Les participants ont dit que la définition de soins équitables et efficaces était pour eux source de préoccupation car comme on ne sait trop encore ce que les gens entendent par soins équitables et efficaces, il n'existe pas de base commune sur laquelle bâtir un consensus.

Les participants ont identifié les grands obstacles suivants à la définition de soins de santé équitables et efficaces au Canada :

  1. L'accès aux soins et aux programmes de promotion de la santé varie beaucoup d'une région à l'autre du Canada. En général, cet accès est plus limité dans les régions rurales et septentrionales que dans les centres urbains.
  2. Le moral est bas chez les fournisseurs de soins formels et informels.
  3. L'âgisme existe et se porte très bien. Nous devons nous efforcer de chasser les mythes du vieillissement et attaquer ce problème sur plusieurs fronts à la fois.
  4. Le partage et la communication de l'information laissent beaucoup à désirer.
  5. La communication est mauvaise à tous les niveaux du système de santé.
  6. Les initiatives semblables et connexes lancées au niveau national, provincial et local ne sont pas coordonnées les unes avec les autres. Il y a aussi contradiction entre discuter de la promotion de la santé, d'une part, et travailler à démanteler le système de santé, d'autre part.
  7. La spécialisation accrue contribue à accentuer le manque de coordination des services de santé et la mauvaise communication entre les professionnels de la santé.
  8. Il existe aussi un manque de coordination entre les organisations qui défendent les personnes âgées.
  9. Les discussions sur les soins aux personnes âgées et les séances de planification de ces soins excluent trop souvent les personnes qu'elles visent à aider, soit les personnes âgées.

Les participants ont identifié quatre domaines prioritaires sur lesquels concentrer les futures actions :

I. Promotion de la santé et prévention de la maladie :

  1. Il s'impose de manière urgente de rassembler, d'analyser et de diffuser des données sur la promotion de la santé et la prévention de la maladie à tous les niveaux, y compris les gouvernements et les organisations de personnes âgées.
  2. Il est nécessaire de créer des programmes spécifiques, particulièrement en rapport avec la surveillance des problèmes de santé pour, par exemple, éduquer les gens au sujet des facteurs de risque d'incidents néfastes.
  3. Il faut disposer de fonds pour des initiatives de sensibilisation du public et de promotion de la santé.
  4. Il faut aussi faire de la promotion de la santé bien avant que les gens ne deviennent des personnes âgées.
  5. Les programmes devraient tirer parti du capital social que les personnes âgées mêmes apportent à l'examen du sujet de la promotion de la santé et de la prévention de la maladie.
  6. Il faut des initiatives qui porteront sur l'étude du rôle que les familles et les collectivités peuvent jouer en matière de promotion de la notion de vieillir bien et en santé.

II. Éducation et recherche en soins de santé :

  1. Nous devons élargir notre conception de la santé au-delà d'une simple conception clinique afin de prendre en compte les relations entre la santé et les déterminants de la santé, comme le revenu et le logement.
  2. Nous devons adopter une approche holistique à la promotion de la santé et du bien-être.
  3. Il faut obtenir un financement gouvernemental adéquat de la formation des infirmières, des chercheurs, etc.
  4. Par le partage de l'information, nous devons examiner des façons de mieux intégrer le besoin de services professionnels spécialisés et la fourniture de tels services.
  5. Nous devons renforcer l'éthique du fondement de la pratique des soins sur des preuves de son efficacité.
  6. Nous devons améliorer la qualité de la formation des professionnels de la santé et des soignants non professionnels. Les programmes d'enseignement des centres d'éducation canadiens doivent comprendre des cours sur des sujets à la fois importants pour les personnes âgées et spécifiques à elles.

III. Élaboration de la politique de santé :

  1. Nous devons élaborer un mécanisme de surveillance pour rassembler, analyser et diffuser l'information sur l'état de santé et les comportements en matière de santé des personnes âgées au Canada. Le niveau d'analyse fournira des informations tant au palier régional qu'au palier national.
  2. Nous devons établir des mécanismes pour faciliter les partenariats entre les personnes âgées, les groupes les défendant, les chercheurs, les planificateurs de soins et les décideurs.
  3. Nous devons obtenir un consensus concernant les priorités de notre politique de santé et la clarification de ces priorités. Nous devons également examiner le document Lalonde afin d'incorporer les objectifs qu'il contient dans un document évolutif qui permettra d'apporter des soins de santé équitables à tous les Canadiens.
  4. Nous devons engager les personnes âgées directement dans la planification des politiques.
  5. L'élaboration des politiques doit se faire au moyen d'un processus fondé essentiellement dans les faits.
  6. Nous devons éclaircir le rôle et les responsabilités des secteurs public et privé dans l'élaboration des politiques de soins intégrés et coordonnés partout au Canada, et obtenir un consensus sur ce sujet.
  7. Nous devons établir des mécanismes pour arriver à faire en sorte que les politiques soient vues comme « appartenant » à tous au lieu d'être considérées comme des documents stériles dictés par quelque entité gouvernementale ou universitaire.
  8. L'expérience et les préoccupations des soignants non professionnels doivent être admises pour que nous puissions les appuyer et tirer profit de leurs efforts. Après tout, ce sont eux qui s'occupent du gros des personnes âgées au Canada. Les initiatives devraient porter sur l'examen de questions comme les absences autorisées pour s'occuper de personnes âgées et l'aide financière directe.
  9. Nous devons élaborer une fiche de rendement normalisée pour coter les politiques concernant les personnes âgées à tous les niveaux gouvernementaux sous le rapport des services de santé, de l'accès à ces services, de la promotion de la santé, de la prévention de la maladie, etc.

IV. Planification des services de santé :

  1. Nous devons examiner les modèles de fourniture de services de santé aux soignants non professionnels qui, en général, nient leurs propres besoins lorsqu'ils s'occupent d'autres personnes.
  2. L'uniformité des services aux soignants s'impose dans chacune des provinces.
  3. Il faut établir un système de dossiers médicaux intégré, partagé et axé sur les personnes, qui sera accessible aux fournisseurs de soins. Il devrait aussi être accessible aux clients eux-mêmes.
  4. L'inclusion des personnes âgées dans la planification des services de santé à tous les niveaux du gouvernement s'impose.
  5. Nous devons discuter ouvertement ce que sont les soins de santé équitables et ce qui devrait être financé à même les fonds publics.
  6. Nous devons créer des guichets uniques d'accès à l'information sur la santé et aux services de santé.
  7. Nous devons examiner les prémisses des soins de santé au Canada et nous assurés qu'elles reflètent le processus même de la planification des soins au lieu de ne cibler que les questions financières.
  8. Nous devons examiner la mise sur pied de services d'extension multidisciplinaires dans les régions sous-desservies pour, par exemple, éviter que des régions disposent de l'évaluation gériatrique sans avoir de services de physiothérapie.